Marc Jacob, après avoir apporté sa touche
à la marque de luxe historique Louis Vuitton, révolutionne l’idée même du luxe au travers de sa marque propre Marc by Marc Jacobs. Comment ? En déclarant que «Les choses n'ont pas besoin d'être
chères pour appartenir au monde du luxe» et en proposant des articles plaisirs/pas chers/griffés (pas cher = 1,5, 55 €). Dans un contexte de crise, l’idée est plutôt bonne et citoyenne, sauf
qu’historiquement les crises ne touchent pas prioritairement les marques de luxe (les riches restent riches)… l’idée pourrait plus être de démocratiser la marque (peu connue du grand public) et
l’idée du luxe en général en freinant la stigmatisation des consommateurs de luxe; tout en décourageant les copies illégales… Le coup médiatique à effet de halo doit certainement entraîner de vives
discussions chez les acteurs du luxe…
Et si les produits MDD Auchan étaient distribués chez Carrefour ? Impossible a priori vues la compétition entre les enseignes (pourquoi promouvoir son concurrent ?) & la guerre déjà
rude pour le référencement (pourquoi ajouter une nouvelle référence quand il est déjà difficile d’intégrer ses MDD ?). Impossible donc à priori… sauf pour le distributeur britannique Safeway
qui vient d’installer sa gamme bio chez ses concurrents. Comment ? En créant une marque propre non estampillée MDD ou même Safeway & en s’affirmant comme une marque à succès avant d’être
une marque distributeur…
Safeway va ainsi développer son CA en dehors d’une implémentation « classique » de ses
magasins à l’international : exporter ses produits au travers d’autres enseignes… Nul doute que nos distributeurs français vont analyser cette stratégie…
Selon l’étude Global TV de Médiamétrie, 5,6 millions de personnes*
ont essayé au moins une fois la Catch-up TV, soit une évolution de 40% vs. fin 2007 (plusieurs offres TV ont été créées dans cet intervalle).
Consommée encore majoritairement par une population jeune et plutôt de catégorie socioprofessionnelle élevée,
elle ne cesse cependant d’attirer un public croissant.
Les Français expérimentent les nouveaux modes de visionnage des programmes et semblent y prendre goût.
La progression de la catch up Tv en est une bonne illustration, au même titre que l’engouement pour les sites de partages de vidéo ou encore les chiffres encourageants de la Video on
Demand.
La délinéarisation des contenus signe la fin de la programmation imposée, du flux d’informations continu.
L’individu est désormais libre d’orchestrer sa consommation de contenus…
Extrait du dossier : Evolutions audio-visuelles numériques & Nouvelles opportunités pour les
marques